Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 12 novembre 2017

Hausen, 1809



Profitant de l'enlisement des Français en Espagne, les Autrichiens lancent une grande offensive en Italie et en Bavière. Napoléon réagit aussitôt, et l'armée française se met en ordre de bataille sur le front du Danube. 

Nous sommes le 19 avril 1809, le IIIème Corps du maréchal Davout est isolé près de Ratisbonne. Afin d'éviter d'être piégés, les Français cherchent à rejoindre les troupes bavaroises et les autres unités françaises.

Côté autrichien, l'archiduc Charles décide de saisir cette chance inouïe : si les troupes de Davout, acculées au Danube, sont défaites, cela signifierait la destruction totale de l'ennemi.




Il est 11h00, sur la route entre les villages de Teugen et de Hausen. L'avant-garde du  IIIème corps du prince Friedrich Franz Xaver von Hohenzollern-Hechingen tombe sur le IIIème corps français en ordre de marche.

Le terrain est difficile : un massif forestier sépare les deux villages reliés par une unique route. Les divisions autrichiennes sont dispersées. Charles dispose (hors carte) de sa réserve de grenadiers, mais également du IVème corps, encore trop éloignés. Nous jouons ce scénario sur la règle DBN de KISR.
Afin d'équilibrer le jeu, les Autrichiens commencent.

La division de Lusignan se déploie à l'Ouest de Hausen
Premiers échanges de feu, la division de Saint-Hilaire hésite
Davout ordonne à la cavalerie de Montbrun de se porter sur Hausen...
 ...qui a été entretemps investi par les Autrichiens
D'ailleurs, les Hussards autrichiens se lancent sur les hauteurs...
...et débusquent l'infanterie légère française qui ratissait les bois
Tout le 3ème corps français est désormais en mouvement ; les Autrichiens renforcent leur défense
 Les Grenzers et Jägers tentent de s'opposer aux légers français ; ce fut une erreur
Les chasseurs à cheval français sortent des bois, et deux batteries d'artillerie se positionnent
Sur Hausen, les Autrichiens tiennent bon, et leur artillerie fait des merveilles
Les hommes de Friant franchissent la rivière...
 ...et se lancent à l'assaut
...alors que dans la plaine se jouent des duels de cavalerie légère, sans réelles conséquences

Mais l'heure tourne, et il se fait tard. La réserve de grenadiers de Charles est encore en chemin, alors que le IVème corps autrichien n'a toujours pas bougé. Historiquement, ce sont de fortes averses qui ont poussé les Autrichiens à se retirer. Ici, sur notre table, c'est l"heure tardive.

Les Autrichiens ont réussi à arrêter Davout, l'espace d'un instant. Le maréchal a réussi à sauver son IIIème corps de la destruction, au prix de lourdes pertes.

4 commentaires:

  1. Certains vont même jusqu'à peindre les lunettes de Davout (parait-il)...

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  2. Une photo de Davout, du moins de sa figurine céans pour prouver qu'on ne raconte pas d'ineptie attestera la présence de l'accessoire optique du glorieux maréchal. Je n'en reviens toujours pas de voie tant de détails sur ces figurines de chez Adler

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  3. J'aime bien le "Les autrichiens ont réussi à arrêter Davout"...sachant qu'ils étaient là pour le détruire en détail...

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