Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 20 mai 2017

Bataille de Cadore


Depuis la fin du XVème siècle, la Sérénissime poursuivait son expansion au Nord de l'Italie aux dépends du Saint Empire et des États du Pape. De Rome, Jules II presse l'Empereur Maximilien d'intervenir. Ne souhaite-t-il pas être couronné dans la Ville éternelle ? Ce serait là bien belle occasion d'envahir Venise, en passant.

L'armée impériale se met alors en route. Elle laisse une petite Garnison de 3.000 hommes à Cadore, sous le commandement de Sixte de Trantson. La troupe du  redoutable condottiere Bartolomeo d'Alviano se présente avec ses 2,000 soldats et cavaliers sous les bannières de Venise.
L'armée vénitienne en marche
Les Impériaux devant le pont franchissant le Rusecco

Nous jouons ce scénario en utilisant la règle l'Art de la Guerre, de Hervé Caille, légèrement amendée afin de mieux coller avec le mode opératoire des colonnes de piquiers, typiques de ce début de XVIème siècle. Ainsi, en nous basant sur les "phalanges", telles que définies par la règle, nous avons considéré que les quatre rangs de profondeurs sont autonomes, et se soutiennent mutuellement. Cette "colonne" forme un groupe à part entière, auquel peuvent s'ajouter des unités d'enfants perdus (infanterie légère avec arquebuses) et de double-soldes (infanterie moyenne arme à deux mains). Lors de l'activation d'une colonne, ces dernières unités peuvent se replacer dans le groupe au gré du joueur, les enfants perdus pouvant également être placés à droite ou à gauche de la colonne. Nous avions utilisé ce principe sur d'autres scénarios : AgnadelMarignan...).
 
Les Stradiotes vénitiens se préparent à prendre les colonnes ennemies à revers...
...alors que les colonnes se déploient... 
et que les arbalétriers montés vénitiens attaquent à la gauche impériale
 La nasse s'est refermée sur les Impériaux
 Une première colonne s'élance, suivie par les deux autres
Les "enfants perdus" vénitiens font des ravages...
...tandis que les Stradiotes achèvent le travail
Les Impériaux succombent sous le choc...
...alors qu'une première unité vénitienne peut enfin franchir le torrent : la messe est dite



Notre conclusion a rejoint l'Historique : la victoire est vénitienne, et confirme la réputation d'Alviano.


Mais rien n'est jamais définitif, et les heures de Venise sont comptées...


samedi 6 mai 2017

Opération Rheinübung


Le 18 mai 1941, l'Allemagne lance l'opération Rheinübung, qui a pour objectif de perturber le trafic maritime entre l'Amérique du Nord et la Grande-Bretagne qui tient toujours tête au Grand Reich.

C'est ainsi que le cuirassé Bismark escorté par le croiseur lourd Prinz Eugen quitte la Norvège le 21 mai pour l'Atlantique Nord. Le plafond nuageux très bas couvre leur mouvement.


Mais les Britanniques, informés du départ des deux navires, vont mettre en œuvre tous les moyens possibles pour les localiser et détruire la menace insupportable qu'ils représentent. La question reste de savoir par où ils vont passer.

    
Le Prinz Eugen  et le Bismark, navigant de conserve
  
Le 23 mai, les deux navires allemands longent la côte du Groenland. Ils sont repérés par le HMS Suffolk qui donne l'alerte. Le Suffolk est rejoint par le HMS Norfolk une heure plus tard, à la vue des  Allemands.
Les croiseurs lourds HMS Suffolk et HMS Norfolk

Notre scénario débute ici, sous des conditions météorologiques mauvaises. Nous utilisons la règle Naval Thunder - Battleship row. Afin de pouvoir jouer sur une surface réduite, les distances sont lues directement en centimètres, et non en pouces.

 Au premier plan, les britanniques ; au loin, le Prinz Eugen un peu sur l'avant du Bismark
Les Allemands ouvrent le feu les premiers, sans succès
Les Britanniques répliquent, le Bismark est encadré par les tirs ennemis
Même si les distances s'amenuisent, aucun coup ne porte au but

Les deux croiseurs lourds préféreront s'éclipser rapidement avec la complicité du brouillard persistant. En effet, ils ne pèsent pas bien lourd face au Bismark qui s'apprête à ne faire qu'une bouchée des Britanniques.

Pourtant, rien n'est encore joué pour les Allemands : le croiseur de bataille HMS Hood et le cuirassé HMS Prince of Wales se mettent en travers de leur route.

Au premier plan, le HMS Prince of Wales, puis le HMS Hood
Les nouveaux venus sont moins "timides" que les croiseurs précédents
Les tirs sont nourris et précis
Les deux Anglais focalisent sur le Bismark et méprisent le petit Prinz Eugen au loin
Le HMS Hood est en feu, sa passerelle est touchée ...
...et rend la pareille à son puissant adversaire...
...qui continue à encaisser, sans parvenir à maîtriser les nombreux dommages reçus 
C'en est fini pour le Bismark, qui finit par sombrer corps et biens
Le HMS Hood est parvenu à réparer une partie de ses avaries, ne reste que le Prinz Eugen
Ce dernier se lance désespérément contre le HMS Hood

Sur notre table, le résultat de cette rencontre est différent de l'historique : même blessé, le HMS Hood a triomphé du Bismark, qui repose désormais près du Prinz Eugen au Sud de l'Islande.

Ce 24 mai 1941 voit la fin de l'Opération Rheinübung.

samedi 29 avril 2017

Le Dogue noir de Brocéliande


Quand les faits se sont-ils déroulés ? L'Histoire n'a rien retenu de cet l'épisode de "petite guerre" en Bretagne, alors en pleine guerre de succession.

Bertrand du Guesclin a bientôt quarante ans, et sa bravoure au combat l'a fait chevalier. Son caractère batailleur et sa soif d'aventure l'ont conduit en forêt de Brocéliande, où ses talents particuliers lui offrent de nombreuses occasions de se battre au bénéfice de Charles de Blois, et pour sa propre renommée.
La présence de Bertrand et de ses soudards a été confirmé près d'un hameau, bien connu des troupes anglaises stationnant à proximité. Une patrouille est dépêchée, avec mission de capturer Bertrand et de nettoyer la forêt.

 
Les Anglais passent l'auberge, où tout semble calme...
...et progresse dans la forêt inhospitalière
Un détachement part sur les hauteurs qui surplombent le chemin, et débusque des bandits, qui tirent
Entretemps, les Anglais avancent, leur capitaine en tête...
 ...sans s'apercevoir que les paysans ont coupé la route au niveau de l'auberge...
 ...et que des arbalétriers sortent du couvert des arbres ; le capitaine est déjà à terre, blessé
Sur l'avant, le pont est bloqué, alors que Bertrand et ses hommes de mains surgissent de derrière
S'en suit une mêlée confuse
La piétaille anglaise se fait massacrer
Quant au capitaine anglais, sa rançon pourra remplir les poches de la bande de Bertrand

On l'appelle désormais le "dogue noir de Brocéliande", et ce nom suffit à emplir de terreur la soldatesque anglo-montfortiste qui viendrait à passer par ces chemins. Mais Bertrand a un autre destin que celui de bandit de grand chemin ; l'histoire est déjà en marche.