Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 24 juin 2017

L'insolence du Castor

Le HMS Castor n'avait pas de chance : la frégate britannique de 32 canons était tombée sur la division française de l'amiral Nielly. Le Castor fut capturé, ainsi que 10 navires marchands dont il avait la charge. 

En plein Atlantique, le 06 mai 1794 le Castor reçut donc le pavillon de la jeune République et son nouvel équipage. Sa mission était de patrouiller et de prévenir le gros de la force si des voiles ennemies se présentaient.

Dix-huit jours après sa capture, la frégate saisit un marchand hollandais égaré, la Maria Gertruda. S'étant trop éloigné de l'escadre française, le commandant du Castor décida de faire voile vers Brest, sa prise en remorque.

C'est ainsi que le Castor, ralenti par son encombrante annexe et aux mains d'un équipage de prise inexpérimenté, commença sa traversée d'une zone où grouillait la marine anglaise.

Le 29 mai, la frégate HMS Carysfort est en vue.

Le HMS Carysfort se prépare à intercepter les deux navires au loin
C'est l'ex-HMS Castor, désormais sous pavillon de la République, remorquant la Maria Gertruda
 L'Anglais ne tarde pas à faire feu, sans réel succès
Son ex-compatriote, confiant, poursuit sa route, ajuste son tir...
... et touche
Les deux navires continuent de se rapprocher, le Castor gardant vaille-que vaille sa remorque
Le combat devient épique
L'Anglais doute, panique ; malgré ses nombreux handicaps, le Castor continue son feu nourri
 Le HMS Carysfort voit s'éloigner sa proie pourtant facile...
et tente désespérément d'ajuster sa dernière salve...
... mais il est trop tard : le Castor et sa remorque sont passés

En quelques dizaines de minutes sur notre table de jeu, nous avons pu encore une fois restituer la réalité des faits sur la règle Fighting Sail. Par contre, de l'autre côté de la Manche, on continue de prétendre que le Castor fut capturé et termina sa carrière sous pavillon britannique. La perfidie et la mauvaise foi n'ont pas de limites.

samedi 10 juin 2017

Objectif Pātaliputra


Nous sommes dans la plaine du Gange, quelques années après la mort d'Alexandre le Grand.  Le royaume du Magadha est certainement l'un des plus puissants de l'Inde, mais une partie de l'élite souhaite voir le roi Dhana Nanda renversé.


Sur les conseils avisés du brahmane Chanakya, le jeune Chandagupta Maurya a levé une armée et marche sur la capitale Pātaliputra.


Les bases de notre scénario sont donc posées : sur la règle L'Art de la Guerre, deux armées indiennes "classiques" s'affrontent. La première, imposante, est loyale à la dynastie Nanda, mais dispose d'une infanterie médiocre. Les rebelles quant à eux ont des effectifs plus faibles, mais de qualité supérieure au combat. L'objectif est simple : détruire l'adversaire.

Les éléphants de l'armée de Dhana sont au centre ; ils sont sur les ailes chez les rebelles
L'écrasante masse des éléphants attend stoïquement l'ennemi
Chandragupta est l'agresseur ; il commence donc  
 Les archers légers rebelles tentent d'affaiblir les pachydermes...
L'armée Nanda se déploie sur son aile gauche...
 ...et ne tarde pas à engager ses encombrants adversaires
Au centre, les archers réguliers rebelles se rapprochent dangereusement des éléphants
Sur l'aile droite Nanda, les rebelles sont tenus à distance, pour l'instant
Alors qu'au centre, les archers, trop confiants, sont chargés par les éléphants...
...et sont tout simplement et logiquement piétinés
En bas l'aile droite rebelle est balayée, au centre les archers sont écrasés
Pendant ce temps, sur l'aile gauche rebelle la situation reste plus confuse...
...mais les troupes loyalistes victorieuses arrivent en renfort...
Les dernières unités rebelles sont détruites




Chandragupta aura joué de malchance. Sa tentative a été un échec cuisant. Pourtant, il bâtira par la suite un empire qui unifiera tout le sous-continent indien. Nous devons donc conclure que Chandragupta Maurya et son conseiller Chanakya ont réussi à s'enfuir lors de cette rencontre désastreuse.

samedi 27 mai 2017

Marj as-Safar, 1126


Conforté par ses victoires récentes, Baudoin II souhaite s'emparer de la Syrie intérieure. Les forces du roi de Jérusalem rencontrent les cavaliers musulmans, menées par l'Atabeg Tughtekin Saif el-Islam Daher ed-Din à 30 kilomètres au Sud de Damas, sur la plaine de Marj as-Safar.

Cette rencontre n'est qu'une parmi celles que nous avons évoquées lors d'un mini-tournoi DBA, où s'affrontaient les armées de Byzance (liste IV-1a), de Damas (IV-6), de l’Égypte fatimide (III-65), des Turcs seldjoukides (III-73b), et deux armées croisées (IV-17).

Tughtekin n'oppose que des cavaliers légers aux Croisés de Baudoin II
Les Turcs se déploient face à la ligne ennemie
Au centre, les cavaliers n'attendent pas, et testent aussitôt les archers et arbalétriers croisés...
...qui leur infligent leurs premières pertes
Les combats glissent sur l'aile droite croisée, alors que les chevaliers restent près de leur campement
Les Turcopoles, aidés par les lanciers, piégent une unité turque
Les cavaliers de Tughtekin, malgré leurs assauts répétés, ne parviennent pas à prendre le dessus

Victoire croisée sur notre table. Dans les faits, Baudoin aurait perdu une partie de ses bagages, dérobés ou détruits par les Turcs abandonnant le champ de bataille. Les Croisés, désormais dans l'incapacité de tenir le siège de Damas, seraient alors rentrés sur Jérusalem.